25 septembre 2006
26/08 2006
Réveil à 8°C
Départ pour Lhassa nous arrivons en milieu d’après midi et après quelques embrouilles avec un gros policier tibétain pour traverser un pont « interdit au laowai » car trop dangereux et le laowai c’est cher « gui le ! » ; Dan Bo réussit à passer au travers de ses abusives griffes d’autorité pour nous conduire jusqu’à la gare.
Avant même de rentrer dans l’énorme bâtisse des dizaines de tibétains nous interpellent avec leurs billets en main. Avec le développement, les chinois ont aussi apporté leur impressionnant marché noir, leurs arnaques et leur sinueux réseau de corruption.
Après s’être fait remboursé les premiers billets (-20% de commission et encore des sous benef pour les Parti !!!) nous rachetons des billets en « wopu » (couchettes dures) pour le lendemain matin… La courses commence donc, il ne nous reste que quelques heures pour un dernier shipping, l’achat des Fang Bian Mian et la dernière soirée du voyage. Au menu : « Foie Gras et pâté de Papi Vincent sur Naam Indien », le tout arrosé de Pi Jiu et de Chaang (alcool traditionnel tibétain au goût absolument indescriptible, peu chargé en alcool, je reste sceptique… L’art de la table tibétain… ça aura été quelque chose !) Puis resto à coup de Bobbi (excellente petite crepe de farine de blé que l’on garnit de légumes, viande, yaourt, sauce et piment…) et enfin… Brandy allways Brandy avant de s’aventurer vers une session « clubbin’ à Lhassa ». Danse et chants traditionnels au Lhassa bar… Ah ils sont bien loin les Suzie, Mix et Nanjie de notre vieux Beijing…
Plus tôt qu eles autres et dans les vapeurs des 5 bouteilles de Brandy, je rentre avec Pierre vers le dortoir 2-4 du Snowland Hotel, dormir quelques heures avant que sonne à 6h3à l’appel du long voyage de 48h à travers la Chine
09 septembre 2006
25/08/2006 ou le départ pour le lac Namso …
Levés avant le soleil vers 6h15, je me précipite vers la douche… Pas d’eau chaude, les orteils gelés, j’enfile mes vêtements dont les odeurs commencent à me rappeler toutes les étapes de notre périple tibétain… lol
Dan Bo est en retard… douce tranquilité de la routine tibétaine… Je cours chercher un jus de fruit, histoire d’être sûre de pouvoir découvrir de nouveaux toilettes locaux… ça fait toujours plaisir ! Et nous finissons par démarrer… la route pour le lac Namso est longue et nous avons dû acheter 2 bouteilles d’oxygène à Lhasa histoire de prévoir un éventuel « mal des montagnes » sur ce plateau à près de 5000 mètres
Au premier arrêt, Dan Bo achète des « man tou » (petits pains vapeurs nature, base de l’alimentation des chinois du nord) pour toute la troupe et je me paye un pissou à 3 mao dans les « latrines » du village. Tout autour de moi grouillent des vers étranges qui semblent avoir trouver un vrai paradis dans ce trou aux odeurs insupportables, dépourvu d’égout ou même d’eau courante (bref un vrai petit kif à jeun le matin !) quelques frissons me traversent le dos, je retiens mon estomac qui manque de se faire la malle et nous repartons par la piste cette fois…
Nous croisons quelques tracteurs parfois chevauchés par 5 ou 6 personnes, quelques maisons en terre, certaines isolées du monde, sans électricité ; les enfants nous saluent « Tachidilé », les troupeaux de moutons nous ralentissent pendant que les Yaks broutent paisiblement dans les plaines alentours. Nous prenons de l’altitude et Dan Bo murmure quelques prières alors que nous nous arrêtons à plus de 5000 mètres 7000 mètres
Un vieil homme s’approche tout en continuant à filer une poignée de laine de Yak à l’aide d’une simple bâton de bois et de ses mains usées… Puis un troupeau et son berger passent. Une jeune fille aux charmes tibétains arrive, accompagnée de son cheval. Dan Bo nous apprend qu’elle revient de bien loin et retourne aujourd’hui dans son village… Elle nous sourit et reste là, curieuse…
Il est des paysages du monde qu’il faut aller voir et sentir…
Nous repartons donc les yeux chargés de ces images somptueuses… La route et l’aventure continue…
Vers 14 ou 15h00 nous nous arrêtons sur un site tout à fait particulier. A gauche, les centrales électriques alimentant Lhassa… A droite des piscines d’eau bouillantes où l’on nous explique que l’on pourrait y faire bouillir un œuf « en effet » confirme colloc en soufflant sur sa main qu’il vient de plonger dans l’eau ! Puis nous allons vers la grande piscine (où l’endroit pour se laver comme dit « shifu »), une troupe de tibétains regarde avec admiration la baignade des lamas, haute dignité religieuse du Tibet. Dan Bo nous explique qu’il n’est pas autorisé de se baigner lorsque les lamas sont dans l’eau. Nous entrons dans une petite gargotte pour commander des nouilles froides, des brochettes de mouton qui pétillent dans la bouche tellement la viande est fraîche lol, et des raviolis de porc (d’ailleurs… quelqu’un a-t-il croisé un seul porc depuis notre arrivée au Tibet ?) insh allah, mange et te pose pas de question voyons !
Dan Bo se lève soudainement alors que tout le monde s’attroupe pour accueillir les lamas sortis de l’eau… revêtus de leur toge bordeaux, ils distribuent des petites ficelles rouges que notre « shifu » s’empresse de se nouer autour du cou, puis les lamas rejoignent « noblement » leur superbe 4x4...
Nous finissons les bières et reprenons la route au soleil… Quand Dan Bo m’apprend qu’il nous en coûtera 80 yuan par personne pour rentrer sur le parc de Namso Lake, je lui demande s’il ne serait pas possible d’éviter pareille escroquerie, surtout quand on sait le pourcentage scandaleux et énorme qui tombe dans les poches du parti communiste chinois alors que les tibétains continuent à vivre dans la plus noire des misère, traqués par la police et les militaires chinois, voyant peu à peu leurs boulots pris par les chinois et leurs belles villes envahis par ces moches immeubles carrelés de l’architecture de ces derniers… Il suffit de voir la place en face du Palais du Potala et de son immense drapeau chinois pour saisir le sens de cette prétendue « sinisation dans la paix du territoire tibétain »…
Lorsque nous arrivons à quelques mètres de l’entrée, « shifu Guyver » m’explique que « Xiao Ren » (ou petit homme, mieux connu sous le nom de Jéjé) doit se cacher dans le coffre, parmi nos sacs et blousons… et que moi, je me ferai passer pour le guide franco-chinois de notre petit groupe d’étudiants de Beijing… Un peu tiré par les cheveux mais pourquoi pas… Soyons fous ! « Jeje pocket » passe donc à l’arrière du véhicule alors que je commence à élaborer mon discours avec la précieuse aide de Dan Bo. Nous atteignons très vite la barrière, nous sortons, quelques palabres tibétaines, un mini interrogatoire en chinois et nous voilà munis de 3 jolis tickets à la place de 5 ! Nous franchissons barrières et militaires armés chinois… Un « shifu » de ouf comme on dit chez nous ! xie xie ! T’auras mérité ta tournée de lait de Yak ! J
Arrivés au col, nous nous arrêtons histoire de goûter un peu à ces nouveaux paysages… A plus de 5000 mètres
Photos et une cigarette pour nos 3 champions, histoire d’immortaliser l’instant et puis de montrer aux copains toulousain « qu’ils l’ont fait ! » car le toulousain est joueur ! Puis nous descendons vers le lac Namso. L’air est frais mais le soleil semble si proche.
Les sacs posés dans la modeste tente (le retour des youyourtes !) qui nous servira de toit et une séjour furtif mais intense dans les toilettes du coin (histoire de bien saisir la définition de « panoplie no water no power » ; nous allons nous poser près de l’eau pour une petite session « pi jiu » au soleil !
L’altitude me fait tourner la tête et je préfère reprendre mes esprits en restant immobile sur cette plage du sommet du monde. Même la bière me tente à peine (c’est pour dire ! J) Alors que les garçons décident de grimper la petite montagne derrière nous, je préfère me laisser tenter par un coca (pas d’eau, pas d’électricité mais « Allways Coca Cola ») et une petite balade près du lac pour le coucher du soleil. Alors que j’avance doucement vers cette étendue d’eau brillante, reflétée par les monts enneigés qui l’entourent… à perte de vue. Dans le ciel à peine tacheté de quelques nuages de coton, je commence à voir le soleil descendre doucement pour rejoindre l’horizon.
Quelques groupes de pèlerins marchent autour de moi, leur chapelet dans une main et une pierre pour certains dans l’autre. Ils s’arrêtent parfois prier dans de simples trous des pierres qu’ils transportent après les avoir frappé les unes contre les autres. Les plus curieux me lancent des regards rapides et ponctués quelques fois de délicieux sourires, si caractéristiques de ce peuple du toit du monde… Je finis par être conviée à les suivre sur ce chemin de pèlerinage…
La marche est plutôt rapide et je sens quelquefois mes joues rougir et ma vue devenir floue… Ils me montrent les différentes prières de cette promenade religieuse dont la lumière du soir donne quelque chose de magique. Je pose la tête sur la mousse humide après avoir caresser deux fois la pierre au dessus, gravés de caractères tibétains dont j’ignore totalement le sens. Plus loin encore me voilà à tourner autour d’un petit tunnel, dans le sens des aiguilles d’une montre évidemment… avant d’y rentrer sur les genoux pour passer ma main sur celle du « lama » creusée dans la pierre, puis je caresse de mon front une des pierres avant de ressortir et finir le tour toujours dans le même sens.
Je quitte les « grands et petits » frères comme ils se sont présentés à moi et retourne à la tente dans l’obscurité… les autres viennent aussi de rentrer… le froid est saisissant. Nous cherchons de quoi prendre un modeste petit déjeuner et de l’eau pour le lendemain puis rentrons dans la tente des deux jeunes filles qui tiennent notre petit campement…
Le dîner est délicieux et nous sommes très bien accueillis ; Dan Bo est là et il me parle de ces 5 enfants, de la vie, qui devient de plus en plus difficile et des frais de scolarités si élevés. Je lui demande son avis sur la nouvelle ligne ferroviaire Beijing-Lhassa. Ne va-t-elle pas ouvrir un peu le Tibet au développement et au monde ? Après m’avoir d’abord répondu que son avis « bu xing » (bref quil préférait se taire)… Il se lance.
« Le train est une mauvaise chose pour le Tibet, d’une part parce que depuis sa construction jsuqu’à son inauguration le 1er juillet 2006, les emplois générés ont été exclusivement offert aux chinois « Han », d’autre part, l’hiver avec son climat particulièrement difficile oblige les activités touristiques à « hiberner » et les tibétains à chercher d’autre emplois pour subsister ; la vie s’arrête, certains « se reposent » tout l’hiver pendant que d’autres (comme notre shifu dont les 5 enfants font des études… même l’hiver !) permettaient à Lhassa de continuer à être desservie en faisant des trajets de voyageurs ou de marchandises a bord de son 4x4, entre la capitale et les différentes grandes villes des provinces chinoises voisines (Naaqu, Geermu etc).
Avec l’arrivée du « huo che » (véhicule de feu !), l’hiver s’annonce mal et de nombreux tibétains se demandent encore comment ils vont réussir à subvenir aux besoins de leurs familles. Le Tibet vit indéniablement de son tourisme. Cela lui permet de faire survivre tant bien que mal son richissime patrimoine culturel dans cette menace grandissante de sinisation. Mais le gouvernement chinois taxe, surveille, contrôle et les tibétains semblent voir restreindre leurs droits et libertés un peu plus chaque jour sur leurs propres terres, ces terres si somptueuses, si sacrées… ce trésor de notre planète.
Les estomacs réjouis, nous marchons vers la rive, histoire d’admirer un des cieux les plus étoilés que mes yeux n’aient jamais admiré. Grande Ourse, voie lactée et étoiles filantes ; un vrai spectacle de lumière sur des airs de Beethoven…
Congelés, nous rentrons, armés des fameuses frontales au milieu des yeux brillants et effrayants des chiens errants. Je me souviens alors de cette scène au bord du lac, où l’un d’eux a chassé le canard. Depuis la rive, il l’a attrapé noblement d’un simple coup de patte, le sortant ainsi de sa paisible baignade pour le déchiqueter entre ses griffes sauvages et s’offrir ainsi un copieux dîner ! En espérant ne pas être pris pour un canard dans cette nuit si sombre de l’absence de la lune, nous arrivons enfin à la tente, une pierre à la main… Je me glisse doucement sous les couettes glacées, tout habillée et tente « froidement » de fermer les yeux !
24 / 08 2006
8h00, les joyeux laowai nous réveillent, leurs douches prises ils reviennent surprise de nous trouver toujours sous les couettes… quels feignasses ces collocs ! champions du monde !
Je traverse la cour de l’hôtel dans le froid humide du matin pour aller prendre une bonne douche chade avant un petit déjeuner où les garçons se régalent d’un énorme pankake banane-chocolat maison, alors que je préfère les fruits du coin…
Départ pour le monastère par les petites ruelles locales… dont les pavés sont couverts de la présence ;) des vaches attachés presque tous les 5 mètres… Les femmes vêtues à la mode locale, portent des pots de lait alors que les enfants crient et jouent tout autour. Les odeurs de fumiers, les murs en terre couverts de bouse de Yak nous font voyager dans le temps, le temps de nos grands pères ou plutôt celui de leurs grands pères. Certains reards, certains visages nous révèlent quelques problèmes de consanguinité…
Sur le toit du monastère, les moines en rouge et jaune chantent leurs prières, couverts de leurs beaux chapeaux jaune soleil. Sous les sons de grandes trompettes en métal, d’instruments rappelant un peu le didgeridoo australien et de clochettes, nous admirons ce spectacle époustouflants ! Encore une fois il me semble être dans un autre monde, un univers bien différent de tout ce que j’ai pu voir ou même imaginer jusqu’à maintenant…
Près du ciel, ces moines couvrent la petite ville de leur musique et chants sacrés…
Nous les rejoignons bientôt pour continuer l’émerveillement avant de visiter ce monastère très simple mais plein de charmes… Un temple aux 108 chapelles rappelant les 108 perles du chapelet à prières me surprend avec ses étranges peintures du Kama Sutra et ses bouddhas aux allures monstruueuses.
Après un bon déjeuner chinois, nous marchons vers le fort où nous entamons une marche difficile à près de 4000 mètres
Après les belles maisons tibétaines aux mille couleurs et les temple somptueux, ce paysage fait contraste et nous rappellent ce désintérêt très chinois pour la beauté architecturale ou pour leur vestiges culturelles… Nous redescendons après moult fou rires…
Nous achetons quelques cassettes audio (avec cette impression d’avoir fait un saut en arrière de 10 ans…) puis nous retrouvons notre « shifu » préféré pour « païloter » en direction de nôtre prochaine étape « Shigatsé » !
La deuxième plus grande ville du pays… en effet ! Lol
Le soleil est radieux, nous partons balader vers la montagne à notre gauche les moulins à prières nous avertissent que nous somme dans le sens inverse du pèlerinage… Nous continuons quand même jusqu’à ce que quelques femmes, au milieu de leur prière et aux sons lourds de ces milliers de moulins qui tournent sur leur socle de bois, nous fasse signe de repartir dans l’autre sens… Jéjé et Gaëtan se dirigent vers le sommet alors que nous redescendons par les chemins et petites ruelles du quartier tibétain entre tous ces chiens qui nous effraient un peu… Petite balade sur les marchés qui couvre la ville… colloc achète ses lunettes de « Chips » et le voilà en version « parfaite panoplie du Pimp des années sixties » ;)
La journée se termine sur un bon resto, deux bouteilles de rouge et une terrible compétition de cartes pour jouer le lit à clous ! « Maidan » à moins de 200 kuai et défait pour l’ami Jéjé… ahahahaha !
31 août 2006
23/08 2006 ... à dos de 4x4 !
Au petit matin colloc nous apprend la présence d’un onzième habitant dans le dortoir… la petite souris…. Mmmhhh, ceux qui connaissent ma phobie des rongeurs comprendront combien je fut heureuse d’avoir appris la nouvelle au réveil !
Dan Bo, notre guide nous attend dehors sous la pluie, nous chargeons les sacs dans le vieux 4x4 bleu des années zboobi
Dan Bo Shumacher démarre l’engin et nous partons direction la lac Yamdrok. Au col, à peu près à 4000 mètres
Heureusement pour mon estomac vide elle sort un vieux plastique d’arachides brutes que nous mâchons avec plaisir (je crois que je n’avais jamais autant apprécier les cacahètes ! LOL)
Elle se met à préparer un peu la « stampa » (nourriture de base des tibétains constitué à partir de farine d’orge et bien sûr de « beurre de Yak » !) tout ça roulé dans les mains… à l’ancienne ! elle roule, goûte, reroule pendant que nous, nous prions ! Elle découpe un bout de cette grosse boulette brune pour la tendre au bébé perdu entre le vieux poêle et les casseroles forgées à la main, et met l’autre dans sa bouche… OUF ! nous sommes sauvés !
Enfin, nous la suivons vers le garde à manger où reposent dans une hygiène contrastante avec le reste et sous le regard des bouddhas posés ici et là dans la pièce, des pâtes fraîches et du fromage de Yak rappelant un peu l’aspect du parmesan frais… La femme en profite pour récupérer la boule du bébé qu’il régurgite pour la mettre dans sa bouche… pas grillé !
Nous ressortons, Dan Bo nous attend assis avec un des hommes du village, paisible au milieu des siens…
Je rentre dans un atelier ou 1 homme et 2 femmes font sécher des algues apparemment à l’aide d’une bonne vieille machine archaïque… Nous repartons donc après avoir laissé 20 kuai (2€) à la vieille dame, des dizaines de sourires aux enfants curieux de voir ces 5 étranges laowai débarquer dans leur petit village et bien sûr pris autant de photos que de choses étonnantes qui nous entouraient.
Direction Gyantsé par la piste… Montagnes, dunes de sable ciel bleu et nuages entremêlés aux sommets lointains… Les paysages sont toujours aussi surprenants. Nos fesses rebondissent à chaque secousse et il nous semble parfois faire partie d’un rallye infernal sur les étendues du Toit du Monde… Nous traversons un petit village, ici pas de route pas de voitures… Loin des Mac Do, des émissions de télé-réalité ou des si terribles problèmes de virus informatiques… Les hommes, les femmes et les enfants marchent sur le bord du chemin de terre parfois accompagnés de leur chevaux et de leur vaches... ne manquant jamais de nous saluer à la vue du gros 4x4 bleu venu troubler la tranquillité de leur vie si lointaine des nôtres !
Nous arrivons en fin d’après-midi vers Gyantsé une toute petite ville tibétaine envahie comme toujours par les échoppes et restos chinois. Quelques rues, un monastère et un fort semblent constituer cette petite bourgade perdue au fond de nulle part…
L’hôtel est réservé, il nous attend avec des chambres dignes d’un modeste 2 étoiles, pas d’eau chaude… faut pas déconner non plus ! Mais la nuit promet d’être plus tranquille qu’à Lhassa ! Je retrouve mon colloc alors que les 3 ronfleurs se partagent la plus grande chambre.
Nous partons nous balader avant de trouver un resto pour dîner aux saveurs de Yak et de curry parfumé en finissant sur LE digestif du voyage… le « brandy local » où l’on retrouve avec un peu de palais les délicieuses saveurs du Bai Jiu… Quelques partie de cartes avant d’aller trouverun peu de repos dans le calme incroyable de Gyantsé.
22/08 opération Tibet !
Nuit agitée, mille rêves traversent mon esprit et entre les ronflements de certains (dans un dortoir à 10… forcément) et les bruits de la ville je me réveille avec cette impression d’avoir somnoler toute la nuit… Toujours une petite toilette modeste dans ce lavabo à l’hygiène plutôt sommaire… la petite pomme du matin des deux collocs et c’est parti pour le « Johkang » dans l’espoir de pouvoir passer par la petite porte de droite et ainsi éviter les 70 yuan de ticket d’entrée (on s’est pas levé avec le coq pour rien merde !) Malheureusement (ça semblait un peu trop facile !) nous trouvons porte clause mais, alors que les 3 autres partent déjà en quête du petit déj’, quelques hommes dont un moine se dirigent vers la famause prote en bois, on s’approche… l’homme nous fait signe de les suivre et nous voilà entrés ! Vite repérés nous nous perdons en explications farfelues avant de tenter l’évasion furtive parmi les centaines de pélerins… Nous voilà donc entraînés dans un tour du temple, au son des prières des pélerins et des moulins qui ne cessent de tourner à notre gauche. Puis nous intégrons la file vers l’intérieur du Temple… Soudain un nettoyeur nous interpelle en tibétain nous interpelle en tibétain, l’homme de l’entrée a dû certainemenet donner des consignes : les deux laowai « wanted very much ! »… Nouvelle évasion, nouveau tour de temple…. Puis nous entrons dans une salle, les pélerins embrassent les murs, priant inlassablement en déposant à chaque bougie un peu de beurre de Yak pour que celle-ci brûle dans l’infini. A gauche, 3 moines dans la position de bouddha, répétent des prières, bénissant les pélerins au bout de leur voyage. Finalement, nous ressortons mais revenons très vite pour découvrir les « toits dorés »… terasses « golden » comme le définit si bien leur nom. Petit passage au toilettes, très folklo aussi dans le genre avec ce petit trou au travers duquel on aperçoit si l’on ignore les dizaines de mouches qui y ont élu domicile (vu l’odeur, je ne me demande pas pourquoi !) bref un tas de fumier humain à plus de 1à mètres au dessous… mmmhhh ça fait plaisir quand même ! Tout est dans le maintien du souffle la maîtrise de soi au milieu des mouches et la technique de tir essentielle ! Midi sonne, nous choisissons un petit bouiboui sichuanais où nous déjeunons : pâtes au curry, bœuf au concombre sauté etc pour quelques 10 kuai (1€) par personne… le genre de « can ding » où l’on ne voudrait pas inspecter la cuisine ni le tablier du chef mais bon on est content quand même ! Petit séparation du groupe, Gaëtan, colloquinet et moi-même montant dans un taxbak direction le « Xizang Bowuguan » (musée du Tibet) où nous allons découvrir tout plein de choses interessantes comme l’astrologie, l’évolution du fœtus ou encore le corps humain vu par le peuple tibétain. Musée chinois oblige on a le droit au vieux bestios empaillés où au « peaceful liberation of Tibet by the PRC » discour… Après le dîner au « Yak burger » (pas assez local comme concept non ?) nous nous engageons courageux dans une petit ruelle où nous trouvons un chti resto très typique… On nous fait signe de monter à l’étage… La table, couverte d’une moquette verte annonce déjà une hygiène particulièrement « mamahuhu » (cheval chaval tigre tigre ;) Je demande la « caidan » (menu) et là on me répond : « mei you » (y’a pas). Ok donc, ça, c’est fait ! « wu wei ma ? » ( vous êtes 5 ?) « dui » (oui)… ça c’est qu’on appelle du suspence culinaire ! les pi-jiu arrive, servis dans des petits verres à lait de Yak (aucun doute vu l’odeur et le goût de la bière)… Un maigre repos nous attend aux rythmes de la pluie des travaux et des cris…
21/08 2006 que d'émotions !
Journée riche en émotions, en couleurs et en odeurs surtout (premier contact avec ce fameux beurre de Yak et « ça fait plaisir ! »)… levée vers 8h00 ce matin, petite toilette dans cette charmante auberge qui me rappellent un peu les incroyables « hospedajes » guatémaltèques, heureusement les odeurs de « wei sheng jian » (WC) et les fresques bouddhistes sont là pour nous rappeler ou plutôt nous « réveiller pour dire « Ô les Laowai ! on est au Tibet là ! le fameux repère du Yeti des Bds de Tintin ! truc de ouf !
Bref, petit déj’ emporté dans une typique petite boulangerie du coin puis quelques palabres avec les agences de tourisme locales avant de marcher vers le grand Potala, la fameuse résidence sacré du Dalaï Lama construite autour de 1650 par le 5ème grand Dalaï Lama… Un édifice impressionnant, 174 mètres 3800 mètres
Des salles plus belles et plus colorées les unes que les autres, des odeurs d’encens, de bougies au beurre de Yak… Les moines vêtus de rouge et jaune prient ça et là, d’autres en uniforme militaire chinois veillent au bon ordre de la ce monde sacré, si spirituel ! A midi nous irons déguster du Yak au curry et des Naams indiens avant le palais d’été, le « Sera Monastery », découverte de la journée et la rencontre avec notre petit copain tibétain, quelques mots d’anglais pas un seul de chinois mais des souvenirs inoubliables… des échanges culturels profonds…
Apéro à la pi jiu contre pause thé au beurre de Yak… visite du temple de ses frères contre resto hamburgers (de Yak bien entendu !) frittes !
Le palais est absolument hallucinant… quelques bénédictions, toujours ces fortes odeurs de bougies puis une belle écharpe de prière offerte par notre copain « Virley San Go » (ou quelque choses comme ça) pour nous souhaiter la « good luck » soleil radieux , tout a un air de magie et de sacré… j’essaye de me réveiller et de réaliser mais j’aime à me laisser rêver, l’esprit errant sur le toit du monde, tout à un goût si vrai si réel et tellement hallucinant en même temps. Mes yeux se ferment… la journée de demain m’attend avec ses mille nouvelles richesses ses surprises toujours plus extraordinaires !
29 août 2006
20/08 2006 ... toujours dans le train !
6h30 ce matin, nous nous arrêtons à Golmud… Pas de clubbin’ pour moi ce week-end « exceptionnellement »… c’est vrai ! mais je suis si claquée que je rechigne à descendre de mon petit nid-couchette « Xia Pu » (la plus haute) et réouvre enfin les yeux vers 10h20… Un peu d’escalade pour rejoindre la fenêtre et c’est les larme juste au bord des yeux que j’admire ce paysage absolument extraordinaire… l’altitude commence à se faire sentir et certains ont déjà sorti les masques à oxygène que l’on nous a fournit ce matin…
Des plaines infinies où se reposent ici et là des « bichons » (c’est des petites biches… ou des antilopes au choix !) puis les montagnes à l’horizon où se mêlent quelques bas nuages pour laisser place à un ciel azur et un soleil radieux…
On croise déjà les lumineux drapeaux de prières et les tentes de certains ou encore des troupeaux de Yak… Comment exprimer ces impressions qui vous envahissent dans cette route vers le Toit du monde ? Nous arrivons à Lhassa vers 21h, dans cette gare impressionnante et neuve… Nous courrons au guichet où nous achetons nos billets retour pour le 29 août en « Ruan Wo » (couchettes molles) car pas d’autres alternatives ! à suivre…
TIBET... sur le toit du monde ! départ de la gare ouest de Beijing le 19 août ! en avanti !
Le 19/08 2006
Partis depuis plus de 24h de la gare ouest ed Beijing maintenant, nous allons vers Golmud, la dernière ville avant nôtre arrivée à Lhassa, encore si mystérieuse, si pleine de rêves et de questions… La journée est passée plutôt vite dans nos compartiments couchettes alors que d’autres, aux costumes et regards venus d’un autre « ailleurs » tentent désespérément de somnoler sur des places assises dures « Yin Zuo », ou encore dessous, dans les couloirs, un peu ici, un peu partout…
Ignorant probablement des odeurs de viande avariée ou de lait caillé (qui connaît vraiment leur origine) qui me gêne tant lorsque je dois traverser les wagons pour aller vers le « Can Che » (wagon restaurant). Après quelques boîtes de « Fang Bian Mian ou le « jambon beurre de luxe de la SNCC
Mauvaise pioche ou « poulet sauvage », ce ne fut pas LE festin tant attendu mais une bonne préparation à la viande de Yak séchée sous la selle et au beurre de lait de ce dernier qui nous attend très bientôt… La suite culinaire à suivre… d’ici quelques jours ! Sans oublier bien sûr la touche « gastri-médical » de nos chers amis laowai au bout du monde !
Nous arrivons donc à Golmud à 6h30 demain matin, dès lors fumer des cigarettes est formellement interdit et pour cause, j’ai dû remplir cette après-midi les attestations fournies à l’achat des billets de train, attestant de nôtre « hao » (bon) état de santé, ou encore notre engagement à appartenir à une agence de voyage… Toujours cette peur chinoise que les laowai « voient » ce qu’on ne veut pas leur montrer !
Quelques pillules mystiques achetées à Beijing dans le sac, j’avance dans l’aventure et l’altitude « sereine »… Insh Allah !
Et puis quand on apprend aujourd’hui que les ingénieurs occidentaux ne donnent pas un an à ce qu’il qualifie de « projet » pour cette ligne ferroviaire… Que reste t’il à part la prière ? lol
Ou alors pour reprendre mon petit Julien (auteur marseillais de renommé universellement marseillaise... ) « ça fait plaisir ! »
Heureusement nous avons eu un joli discours « in English please ! » sur cette merveilleuse ligne de « Huo Che » (train) qui va ENFIN pouvoir permettre la modernisation , l’unification et « blablabla » de la province reculée « chinoise » (bien sûr !) du « Xi Zang » (Tibet)…
Ah, je crois que c’est là qu’on dit « heureusement que les chinois sont là ! » Quand même ! merde !
Mon esprit reste enivré par ces derniers jours pékinois et comme il dirait « ça fait chier » ! la suite dans le 2nd épisode de « 7 jours au Tibet » …tanan !
13 août 2006
Dimanche… sur la place Tian An Men !
20h, à la bourre et pas vraiment aidé par une nouvelle espèce de chauffeur de taxi chinoise croisée avec du petit suisse on débarque enfin au Drum and Bell… petite Jia Pi sur le toit et c’est le départ pour HouHai… pour dîner dans les nuages dans un super petit restaurant viet’, ambiance « tranquille », lumière tamisée et décor en bois… Sans même parler des « cai » (plats)… un délice de bœuf noix de coco, poulet au curry, riz cuit dans un feuille de lotus et rouleaux de crabe… Un ptit dîner comme on les aime !
Puis c’est vers le nouveau « Zoo Bar » que nous nous dirigeons… le nouveau Nanjie et pour l’occasion c’est soirée déguisée… animal night ! lapins, petits chats, gros ours et étrange girafe sirotent les gin tonic à 10 kuai qui coulent à flot… tournées sur tournées, rythmes déchaînés… voilà de quoi accueillir Vincent et Gaël, arrivés de France au petit matin et alcolytes du « Tibet évasion » !!! au petit matin nous voilà partis pour la place Tian An Men… pour le levé du drapeau… bon finalement on arrive à la fin… Mais la place est déjà peuplée comme en pleine journée… Et nous débarquons avec nos beaux petits tee shirts verts du Zoo Bar, alcoolisés jusqu’à la moelle à chanter « mais il est où mais il est où… mais il est où le drapeau rouge » et puis ça mitraille dans tous les sens.. on fait un peu nos stars… et ça chante ça danse… à la question « comment retourner la place Tian An Men » je répond : 7 joyeux laowai...
Puis on part à la recherche du Mac Do… fermé évidemment du coup on finit dans un petit restau glauque à manger des baozi du matin …. Je file…monte dans un taxi… le chauffeur me crie dessus, il me réveille je crois… Je ne sais pas où… Il me semble être près de chez Julien… Alors je commence à marcher… et je marche encore et encore… le paysage me semble de plus en plus inconnu… une heure passe, je fatigue… Un golf, mais où est ce que je suis ;) finalement j’aperçois un taxi, je monte et je lui demande de me lâcher à « chaoyang gongyuan ximen » toujours persuadée d’être tout près de chez Julien… gagné ! je descend, monte les 26 étages (avec ascenseur quand même… faut pas pousser mémé)
Je toque, toque et retoque… Surprise Kinder… 8h30 du matin, Julien est sûrement déjà parti à l’aéroport…. Un tout petit peu fatiguée, je tape contre le mur… et our finir la mésaventure je me défonce la main… LOL
Je remonte dans un taxi… opération « taxi » number 3… je rentre…l’ascenceur est déjà ouvert Ouf ! je m’éffondre sur mon lit jusqu’à ce que ptit colloc me jette du lit en m’apprenant que le petit poulain (le nouveau colloc) arrive dans dix minutes…
Dimance en mode « pas trop vite pas trop fort »… il pleut…. J’attend colloc, parti faire du vélo sous la pluie (quand je vous dit qu’il est un peu fou ce colloc ) puis session massage et live Jazz…histoire de décuver un peu le gin tonic de la veille …
Beijing…. Quand tu nous tient !!!
10 août 2006
Le 9 août… billets pour Lhassa en poche... a Nous le toit du monde
Voila bien longtemps que je n’avais pas squatter un peu mon clavier pour conter un peu mes terribles aventures chinoises...
Hier, mardi 8 août, exactement 10 jours avant l’ « éventuel » grand départ... Colloc, tout juste rentre de sa petite semaine de chomiste vacancier entre Shanghai et Qingdao débarque dans ma chambre a coup de clairon... Il faut l’avouer, les si doux réveils façon Pierre « touch » vont bien me manquer dans quelques temps... Il est 5 h, pepette s’éveille... enfile un pantalon et nous voila dans la cage d’escalier (eh oui a cette heure là... pas encore d’ascenceur.) L’aventure commence donc par nos « cher douze étages » qui me manqueront bien aussi... ou du moins je me rassure en m’efforçant de le croire ! Jeje saute dans le taxi au passage et nous arrivons bientôt à « Beijing Huo Che Zhan »... Ah les places de gare chinoise à la rosée du petit matin. c’est quand même quelques chose ; ici, quelques hommes dorment sur des morceaux de cartons, leurs gros baluchons sous la tête... qui ronflent comme des enfants, ignorant même tout le « brouhaha » de la jungle urbaine alentour... la, des femmes crient (non excusez moi... s’exprime en chinois !) pour vendre leur journaux, leurs sodas ou encore des chambres d’hôtels etc. etc. (bref le bordel habituel des marchands ambulants chinois qui ont toujours... mais toujours quelque chose de plus fou encore a vous proposer) puis il y a les taxis, certains dorment au coin, d’autres tentent inlassablement de rameuter de nouveaux clients... d’autres encore fument leur grosse cigarette a 15mg... (Rappelons simplement qu’il est alors 5h30 du matin)... Bref, on se demande si on s’est pas trompe d’heure et s’il est pas déjà 9h du matin a la vue de cette fourmilière déjà si pleine de vie ...
On arrive enfin devant les guichets 27 et 28, récemment destines a la vente des billets de la ligne Beijing Lhassa... le rideau est déjà ouvert et étrangement il n’y a personne... Je demande à la petite guichetière chinoise s’il y a des places pour le train du 18 août au soir...en couchettes... Et la... surprise Kinder (ou blagounette du mardi comme vous voudrez) elle nous sort... (Heureusement qu’elle était protégée par une vitre blindée.. parce que moi a cette heure la de la journée ... j’ai pas trop le sens de l’humour quoi !) « Les billets pour euh le dizuiteu ne seron’ en venteu que partireu de demain... En deux mots : « GAME OVER » try again !
Bon ben nous voila de retour dans le taxi, direction un court dodo avant d’attaquer une nouvelle journée de boulot dans « ma petite entreprise » qui par contre elle, connait la crise... et le mot est faible ! Encore une journée ou le manager a pionce son gros pourcentage, ou la collègue a passé l’après midi devant MSN, des photos etc. et encore une journée où, je reçois une réponse d’un client... j’avise le responsable de mon département... je lui suggère de m’envoyer une « price list » afin d’allécher un peu le client et de réussir a vendre quelques bases (bosser quoi !) ...plus de 24h plus tard j’attend toujours la « réaction » du collègue chinois ! C’est ce qu’on appelle « la productivité chinoise » pour ceux qui étaient inquiets et qui pensaient « mon Dieu que va t’on faire dans 5 ou 10 ans lorsqu’ils nous auront dépasser et n’auront plus besoin de l « Homme blanc »... je vous rassure... y a encore de la marge.. Beaucoup de marge LOL !!!)
Le soir je sors, je retrouve colloc en rentrant a la maison... Apres une longue semaine d’absence, ça fait plaisir de revoir son petit sourire d’alsacien... journée ménage pour Pierre, il y a des draps étendus de partout... du linge qui sèche.. Bref j’aime à retrouver la vie joyeuse de la collocation du bout du monde !
Petite séance photos de ses vacances... touriste va ! Avant de me préparer a partir a mon rencard du mardi LOL... Je retrouve donc le petit Gadzarts a l’accent chantant pour un superbe resto japonais... Petite fontaine, jardins de sable, cascades sur les murs et ambiance zen pour un délicieux repas de sushis, de friture et de salade au coulis de framboise... Gastronomie nippone quand tu nous tient !
Puis c’est au Zouk bar que nous finirons la soirée à siroter quelques Mojitos dans des canapés arabes... sur des rythmes de Jazz électroniques... Nouvelle petite surprise Kinder du mardi... je loupe mon ascenseur a 3min près... Et rebelote... 1, 2, 3, 4, 5 ...12 ! Dodo !!!
Mercredi matin. 5h.. c’est sur des airs de musiques festives juives que colloc a la bonne idée de me réveiller en fanfare ce matin !... réveil un peu difficile je l’avoue mais quand on a la « foie au coeur » (sans mauvais jeu de mots!.. c’est ce qu’on appelle le lapsus dans toute sa splendeur !) on ne rechigne pas ! Debout, rebelote, j’enfile un pantalon... on redescend les 12 étages, sautons dans un taxi, passons chercher Jeje... et arrivons enfin a la gare... Même paysage, même impression d’être 9h du matin... Etrangement le guichet est ferme ce matin... Mais quelle va être la surprise Kinder du mercredi ? Quelques chinois font déjà la queue, nous emboîtons donc le pas... Une demie heure plus tard, le rideau s’ouvre enfin et nous voyons apparaître la guichetière... J’essaye de tendre l’oreille pour savoir quels billets les gens devant nous tentent d’acheter... « Aujourd’hui, Yinzuo » (place assise dur) ; un autre « le 18, wopu » (couchettes)... alléluia... il y en a.. Reste à espérer qu’il ne les achète pas toutes... C’est enfin a nous... je demande des couchettes pour le 18, la guichetière me fait un signe de la main pour m’indiquer la feuille collée en bas a gauche du guichet et indiquant clairement que les étrangers doivent être munis d’un permis pour acquérir les billets direction Lhassa... Je lui explique que nous attentions de savoir s’il restait des places avant d’aller faire faire les permis (logique implacable mais en Chine... apparemment non !) Elle accepte quand même de me vendre les tickets (j’adore la réglementation chinoise ! ici, on apprend une chose c’est « l’improvisation ».. et croyez moi je le vérifie chaque jour au boulot, on a du mal au début puis on se fait une raison... comme je dis souvent.. si on essaye de tout expliquer et de tout comprendre en Chine, mieux vaut repartir illico...avant de devenir un « chinese killer »)
5 billets, 5 couchettes et comble du bonheur... dans le même compartiment « elle est pas belle la vie ! »... dommage que nous n’ayons pas pris la bouteille de Champagne, 6h du mat’ ou pas... je l’aurais fait péter dans l’euphorie qui nous a envahit a cet instant... A nous le toit du monde... le pays des aventures de Tintin... cette Terre mystérieuse, mystique dont nous avons si souvent rêver... le destination « number one » du barroudeur !
Petit retour en métro... direction mac do pour les garçons... le lit pour la fille... un bref dodo avant une nouvelle journée dans sa petite entreprise chinoise !
Et c’est ainsi que commence l’aventure ....










